02 novembre 2006
Bertrand Pierre, le retour de l'élégant
Je ne pouvais pas laisser cette nouvelle sous silence. J'ai retrouvé Bertrand. Enfin. Evidemment, son visage ne vous dit sans doute pas grand chose. 10 ans qu'on ne l'a pas vu sur un prime. Et encore, il était à l'époque accompagné de trois loulous qui swinguaient sans instruments. C'est ce qui faisait tout leur originalité d'ailleurs : pousser la chansonnette a capella. Cà y est , çà vous dit vaguement quelque chose ? Si je vous parle de réunions d'Indiens ? Non ? De Henri Salvador ? toujours pas ? Vous avez une culture musicale qui commence avec la Star Ac' ou quoi ? Allez, encore un indice : ils adoraient jouer les matous. Oui ? Youpi !! C'est bien Pow Wow et leurs mémorables "Le Chat" ou encore "Le lion est mort ce soir".
Faut avouer qu'ils avaient un peu disparu de la circulation. A part Ahmed Mouici qui a interprété un excellent Ramsès dans la comédie musicale "les Dix Commandements", on avait un peu perdu leur trace, mis à part les afficionados dont je fais partie. Ben oui, mon premier concert à l'Olympia : c'était eux. Ok, çà date (comme disait Anouar-El). Mais n'empêche. Il est déjà loin le temps où ils se produisaient dans un petit bar parisien, où j'avais le privilège de passer quelques week-ends quand j'étais ado, juste au dessus, dans un petit appart où on était accueillis comme des coqs en pâte fauchés mais rêvant tous d'avoir un jour notre nom en rouge pétant sur la façade d'un music-hall de Broadway.
Le temps a passé. Ils ont percé, comme on dit. On a un peu fricoté, on s'est beaucoup aimé et puis on s'est perdu de vue. Connement. Des chemins différents. Des routes qui s'éloignent. Ne pas oser prendre de nouvelles. Et puis le silence, auquel on s'habitue malgré tout. Et enfin une absence, la seule chose qui reste, à part ce morceau de papier où il avait griffonné cette phrase "l'essentiel, c'est l'instinct", d'une écriture noire, fine, rythmée, très masculine. Ce morceau de papier est toujours dans un de mes tiroirs. Je ne le sors jamais, mais je sais qu'il est
là, mélangé à quelques photos souvenirs.
Et puis un jour, le hasard. Lui. Premier album solo sous le nom de Pierre. Un étrange voyage". Collaboration avec Enzo Enzo sur trois titres de son dernier album (le fait d'être pote avec le fabuleux Kent ne doit pas y être étranger). Musique originale du film Corto Maltese. Et son nouvel album en préparation. "Après l'hiver". D'une infinie délicatesse. Tout prend sens. Il n'a pas changé. Un peu vieilli. Mûri sans doute. La séparation d'avec les Pow Wow pour entamer une route solitaire l'a profondément marqué. Un costume italien, anthracite à fines rayures claires. Des pompes magnifiques, puisqu'il a toujours su soigner les détails. Un félin. Une présence à couper le souffle. Un charisme indéniable. Une élégance rare. Je retombe dans le panneau. Pourquoi donc ai-je voulu venir là alors que je n'avais rien à y faire ? L'instinct sans doute.
Il avait raison.
1er album solo en 2001 sous le nom de Pierr "Un étrange voyage"
www.bertrandpierre.com, pour découvrir des extraits de ses nouveaux textes
www.myspace.com/bertrandpierre, pour avoir une idée du son qu'il produit
27 octobre 2006
Costa-Gavras : Divergences
Fusion entre grands opérateurs de l'audiovisuel, convergence entre l'audiovisuel et les télécommunications, développement de la vidéo à la demande, naissance de la projection numérique en salle, haute définition ...
La révolution numérique se poursuit avec son lot de déclarations sur les contenus, les tuyaux, les nouveaux modèles économiques, l'attractivité des nouvelles offres, ...
Pourtant dans ce grand tourbillon planétaire les questions demeurent.
Peut-il y avoir convergence entre une logique industrielle soucieuse de prévisibilité, une logique d'actionnaires assis sur l'hyper-rentabilité, et l'expression artistique, d'un auteur, d'un réalisateur?
Peut-on concilier une logique de demande propre au monde industriel et une logique d'offre créatrice propre aux auteurs ?
Plus concrètement, le développement de la vidéo à la demande permettra-t-il la constitution de cette grande bibliothèque universelle du cinéma. Permettra-t-elle à chacun d'entre nous d'avoir accès plus aisément aux films rares sur nos grands écrans ?
Comment allons nous permettre à l'économie de l'immatériel de se développer et de se mettre au service de la création ?
Nous devons donc accompagner ces évolutions, anticiper leurs conséquences sur la production des œuvres cinématographiques et leur diffusion. En résumé nous devons continuer à affirmer notre droit de divergence.
Costa Gavras, Président des 1ères rencontres cinématographiques de Dijon
PS : le meeting du Zenith tourne à l'affrontement physique
La réunion de 6.000 militants socialistes parisiens jeudi soir au Zénith a tourné à la dispute entre les trois présidentiables Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal, qui s'est faite huer à plusieurs reprises, sur commande de deux lieutenants de DSK, Christophe Borgel et Jean-Christophe Cambadélis.
Mme Royal d'un côté, MM. Strauss-Kahn et Fabius de l'autre sont apparus en net désaccord sur la conception de la démocratie participative et la place à donner au projet socialiste dans la campagne.
Au fil de la réunion, la tension n'a cessé de monter entre partisans de Ségolène Royal, d'un côté, fidèles de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn de l'autre, indisposés par la proposition de Ségolène Royal d'instaurer des "jurys populaires" pour contrôler l'action des élus. 
Acclamée pendant deux minutes par une bonne partie de la salle avant même de commencer à parler, la favorite pour la désignation, le 16 novembre, du candidat PS à la présidentielle, a suscité des applaudissements mais aussi des huées de plus en plus bruyantes en réaction à ses prises de position tranchées, dans une salle où semblait pourtant régner un équilibre des forces entre les trois candidats. Au point qu'après le meeting, elle a lancé "un avertissement" pour que cela ne se reproduise plus.
Laurent Fabius, lui, a essuyé d'emblée applaudissements mais aussi quolibets d'une fraction de la salle, virulente à l'égard de son "non" à la Constitution européenne.
Seul M. Strauss-Kahn a échappé aux sifflets, la salle ayant été blindée par ses lieutenants, ainsi que se sont vantés plusieurs miltants pro-DSK de la section de Sarcelles et plus largement du Val d'Oise.
Premier à s'exprimer en vertu du tirage au sort, Laurent Fabius a fait allusion aux idées qui, "chaque jour ou presque, jaillissent chez nous", les socialistes. "Je voudrais proposer l'idée la plus nouvelle, celle avec laquelle aucune autre ne pourra rivaliser: je propose qu'en 2007 le candidat désigné par le Parti socialiste applique le projet socialiste", a ajouté l'ancien Premier ministre. Cette phrase était une pierre lancée dans le jardin de Ségolène Royal.
La favorite ne s'est pas dérobée. "Nous savons bien que même avec un excellent projet et un excellent bilan, le résultat n'est pas forcément au rendez-vous". Selon la championne des sondages, "les catégories populaires ne vont pas venir vers nous simplement parce qu'on agitera le projet". Renvoyant Laurent Fabius à la vieille tradition socialiste (il a parlé "excellemment" de la démocratie représentative, a-t-elle glissé), Ségolène Royal a appelé les militants à ne pas avoir "peur du peuple".
Une phrase si mal ressentie par ceux qui distribuent régulièrement des tracts sur les marchés que des huées se sont fait longuement entendre. Comme lorsque, plus tard, Mme Royal a repris la parole pour parler en conclusion du "désir d'avenir".
Particulièrement applaudi lorsqu'il a demandé à Nicolas Sarkozy de "retirer les cars de CRS des banlieues", M. Strauss-Kahn a repris Ségolène Royal. "Respecter le peuple, c'est lui dire la vérité", s'est-il exclamé. Il a récusé la démocratie d'opinion, rappelant qu'il avait pris position au printemps 2004 pour le mariage et l'adoption homosexuels, alors peu en vogue au PS. "C'est comme ça", en affirmant des convictions, "que le parti a bougé, que l'opinion a changé", a-t-il dit.
L'ancien ministre s'est permis d'ironiser sur la distance qu'aurait Mme Royal avec le projet socialiste. "J'ai compris que ce soir, il fallait citer (le projet), mais pas trop", a-t-il glissé. Faisant référence aux "jurys citoyens" de Mme Royal, le député du Val d'Oise a appelé à "construire une société de confiance, pas une société de surveillance".
Concluant le meeting, Laurent Fabius a réuni Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand, Jospin, "qui tous ont eu en commun de ne pas s'adresser au plus bas des pulsions mais de s'adresser à l'intelligence". Là encore, Mme Royal était désignée.
26 octobre 2006
La minute violente
Pierre Cattan m'a envoyé cette chaîne samedi. D'ordinaire, les chaînes genre "réponds dans les 23 secondes sinon ton ongle d'orteil va se fendre en huit" me gonflent façon ballon d'hélium. Là, je dois dire que le Pedro tombe à pic, avec son offre "une minute d'insultes gratos". 60 secondes de défouloir intégral rien que pour ma pomme, à faire passer à qui je veux, genre gâteau d'Hermann virtuel. Alors toi qui te reconnaitras forcément, prends çà dans ta face de cul plat.
A tous les golfeurs séniles qui tapent la balle parce qu'il n'y a guère que l'évocation d'un 18 trous qui puisse encore les faire vibrer, je les prie d'arrêter de filer des pourliches à la serveuse du Club House en espérant qu'elle leur servira leur Saint-Véran topless, parce qu'avec 20 cents, faut bien se rendre compte qu'ils ne verront même pas le quart du tiers de l'ombre d'un orteil de la femme-tronc,
A tous les pseudos potes qui n'appellent que quand çà va mal (pour eux) sans se soucier du monde extra-nombriliste qui serait susceptible de les effleurer de sa fange indélébile (c'est à dire moi), je réponds qu'avec leur air con, leur vue basse et leur QI de bulot déiodé, ils devraient songer à définitivement appuyer sur le bouton, parce que plus personne n'a envie d'entendre leurs lamentations au pied du mur, pas même cette connasse de Thérèse, et encore moins la blondasse que je suis,
A tous les névrosés qui cherchent leur mère à travers toutes les femmes qu'ils rencontrent, je les informe que mon cabinet de consultations est ouvert tous les jours de 17h à 19h, sauf lle mercredi évidemment, jour des enfants, et par conséquent, de Peter Pan (Pan),
A cet espèce de mégalo-président-producteur d'une usine à gaz électronique, je l'informe par la présente que je rêve de lui faire bouffer les valseuses par Jean-Chrisostome, mon gentil chien-chien neu-neu à sa mémère. Je l'informe aussi que mes potes revenus de je ne sais plus quel pays d'Europe Centrale sont assez d'accord pour lui faire visiter le périph du fin fond du coffre de leur BM Kaïra customisée Dien-Bien-Phu, façon cuvette des chiottes avec le bouquet final digne d'un sous-Lelouch : autodafé de mytho en mal de reconnaissance sociale. On peut même faire un prix de gros avec son affiche tout en points façon bonhomme tétard passé à la passoire. Berkowitz devrait être capable de soigner ses petits dérèglements prostato-hypophyso-casse-couille qu'il doit avoir molle. Oui, "molle". Au singulier, la couille s'il vous plaît, ceci expliquant sans doute l'agrégation de connerie abyssale qu'il a eu avec brio, ce vil butor à pied plat (toujours au singulier oui, Jean-Chrisostome rêve aussi de se faire un T Bone de son genou gauche).
Devant tant d'insuffisance cérébrale, je dis reste pets.
Merde, 58 secondes. Alain, à toi de jouer.
10 octobre 2006
The devil lives in New York
"Je
viens de me taper une séance bien dense sur les Tribunaux pénaux internationaux
pour l'ex-Yougo, le Rwanda et la Cour pénale internationale. J'en ai plein les
rotules. J'ai les yeux en feu.
Je cours me fondre dans les rues de la ville
folle.
New York continue de me ronger et de me hanter.
J'ignore lorsque
cette fièvre s'apaisera.
Je t'embrasse très fort
Je pense à toi
A
vite
Jack"
même à l'autre bout de la Terre, la vie reste belle.
06 octobre 2006
Humeur du jour
"Je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis mais je me battrai jusqu'au bout pour que tu puisses le dire"
Moua, plagiant lamentablement Voltaire
30 septembre 2006
Les désaxés du bien
On dit "qui se ressemble s'assemble"....
C'est marrant ca , mais Ahmadinejad n'a que des copains sympatoches qui doivent mettre le feu dans une soirée -boule à facettes-Ferrerro-Champomy. Apres Assad,le grand dadet de Syrie,voici Hugo Chavez, le président venézuelien. Olé ! A quand une rencontre avec Dieudonné ?! 
Ce qui m'inquiète voyez vous, très chers lecteurs, ce n'est pas tant que Mahmoud fréquente la racaille mondiale (on ne s'attendait pas à le voir frequenter le Dalaï-Lama) mais plutôt cette espèce d'odeur nauséabonde qui se répand en France. Un parfum de fausse extrême gauche basée sur un anti-américanisme assez primaire et pas toujours très bien argumenté.
On le sait, Chavez fait partie d'un nouveau courant de dirigeants sud-américains populistes et démagoguess'opposant avec force au mondialisme ambiant et à la souveraineté de l'empire Bush-Blair (et Israel, bien sûr), à ceci près que sa jolie panoplie de pourfendeur du grand capital se teinte d' une pointe d'antisémtisme assumé (antisioniste pardon...j'oublie à chaque fois que c'est pas pareil !!)
Or les Francais sont toujours aptes à joindre les mouvements contestataires et à s'unir en force contre les OGM (dont certains aident à soigner, entre autres, les diabétiques), la guerre en Irak (mais pas le Darfour-le-pays-où-la-vie-est-moins-chère, parce que c'est soi-disant une invention sioniste cf le Canard Enchîné de cette semaine) et les Macdos (comme s'ils avaient tous les moyens de bouffer bio)... en vrac. Il ne manque pas grand chose avant que les extrêmistes ne saisissent l'occasion et rejoignent ainsi les anti-Bush, anti-sionistes, anti-réformes et anti- je dois travailler quelques heures en plus....
Entre Chirac qui ne cesse de lécher le délicieux postérieur perse du despote iranien et le postier de la LCR, je verrais bien se former un "axe du bien": Bové-Besancenot-Dieudonné-Chavez-Ahamdinejad face à la vilaine menace capitaliste et grandement sioniste.
Ca aurait de la gueule non?
via http://franceisrael.blogspot.com
L'interopérabilité expliquée à Apple et à Fnac Music.com : encore plus d'efficacité !
Après l'opération d'auto-dénonciation du 19 septembre par des membres de StopDRM où des consommateurs de biens culturels sur Internet se sont livrés à la justice (la vidéo de l'action est d'ailleurs en ligne sur le site de Tristan Mendès-France), un des interopérabilisateurs, Jérôme, explique son cas dans deux lettres envoyées au siège d'iTunes et de FnacMusic. Montrer aux majors que leur système de contournement des DRM, hors la loi française depuis le 3 août 2006, n'est pas assez performant, voilà qui ne manque pas de sel. Une situation ubuesque !
Copie de la lettre adressée à Apple :
- Le 21 Septembre 2006
Jérôme XXXXXXX
À
iTunes Music Store
iTunes SARL
8 rue Heinrich Heine
1720 Luxembourg
Luxembourg
Copie à
Apple Computer France
12 Avenue d’Océanie
ZA de Courtaboeuf 3
91956 LES ULIS Cedex
Madame, Monsieur,
Suite à mon achat sur iTunes Music Store d’une oeuvre musicale, j’ai constaté que je ne pouvais pas écouter l’oeuvre achetée sur mon baladeur audio. J’ai donc cherché comment pouvoir rendre interopérable le fichier que j’ai acheté sur votre plateforme.
J’ai bien lu l’explication que vous publiez pour contourner les Mesures Techniques de Protection :
http://www.apple.com/fr/support/itunes/musicstore/burn/
http://www.apple.com/fr/support/itunes/musicstore/backup/
Je trouve cette solution perfectible (elle est en deux parties, nécessite un CD vierge, et provoque une perte de qualité audio). Je vous propose donc d’améliorer votre centre de support en y ajoutant une meilleure solution :
Vous pourriez mettre à disposition de vos clients les logiciels “QTFairUse6” et ”QTFairUseFr”, plus simples d’utilisation. En effet, ceux-ci ne nécessitent pas de CD ni plusieurs manipulations, et conservent la qualité originale de l’oeuvre achetée.
La licence choisie pour ce logiciel (GNU GPL), vous permet de le publier sur votre site sans en demander l’autorisation à ses créateurs.
Vous pourrez avoir de plus amples explications sur cette méthode depuis ma page web : http://drm.mediaarea.net
QTFairUseFr est développé par moi-même, vous pourrez voir la page de développement sur mon site http://drm.mediaarea.net/QtFairUseFr
Cordialement,
Jérôme XXXXXXX
Copie de la lettre adressée à la FNAC :
- Le 21 Septembre 2006
Jérôme XXXXXXX
À
FnacMusic
67, boulevard du Général Leclerc
92612 Clichy CEDEX
Copie à
Service Clients Microsoft France
18 avenue du Québec
91957 Courtaboeuf Cedex
Madame, Monsieur,
Suite à mon achat sur FnacMusic d’une oeuvre musicale, j’ai constaté que je ne pouvais pas écouter l’oeuvre achetée sur mon baladeur audio. J’ai donc cherché comment pouvoir rendre interopérable le fichier que j’ai acheté sur votre plateforme.
J’ai bien lu l’explication que vous publiez pour contourner les Mesures Techniques de Protection :
http://www.fnacmusic.com/help/graver.aspx
Il faudrait préciser également qu’il faut ensuite copier le CD sur le disque dur pour obtenir des fichiers interopérables, mais cela est relativement simple, la Mesure Technique de Protection étant supprimée grâce à votre méthode.
Je trouve cependant cette solution perfectible (elle est en deux parties, nécessite un CD vierge, et provoque une perte de qualité audio). Je vous propose donc d’améliorer votre centre de support en y ajoutant une meilleure solution :
Vous pourriez mettre à disposition de vos clients le logiciel “FairUse4WM”, plus simple d’utilisation. En effet, celui-ci ne nécessite pas de CD ni plusieurs manipulations, et conserve la qualité originale de l’oeuvre achetée.
La licence choisie pour ce logiciel (GNU GPL), vous permet de le publier sur votre site sans en demander l’autorisation à ses créateurs.
Vous pourrez avoir de plus amples explications sur cette méthode depuis ma page web : http://drm.mediaarea.net
Cordialement,
Jérôme XXXXXXX
29 septembre 2006
Si Birenbaum n'était pas là.... "Indigeste ou indigent ?"
Je vais en choquer certains. Je suis scandalisé par le lancement d' "Indigènes".Scandalisé par la récupération politique de ce film. À moins que je ne sois encore plus scandalisé par la récupération commerciale de la récupération politique du film !J'en viens à me demander qui instrumentalise qui...
Bien sûr, je me réjouis qu'enfin les anciens combattants d'origine étrangère soient rétablis dans leurs droits. Mais qu'il ait fallu attendre tant d'années puis la providence d'un film pour cela me laisse un goût très amer dans la bouche.
Surtout lorsque j'apprends que, dès ce matin, le président de la République annoncera des mesures importantes en faveur de la revalorisation des pensions concernées. Des mesures pour ces 80 000 anciens combattants de l'armée française de nationalité étrangère, qui seront précisées dans une communication en Conseil des ministres du ministre délégué aux Anciens combattants Hamlaoui Mekachéra.
Tant mieux pour eux ! Évidemment. Mais faire coïncider ces mesures avec la sortie en salles le même jour d' "Indigènes" (qui raconte l'histoire des soldats de l'empire colonial français ayant participé aux combats de la seconde guerre mondiale) me scandalise. Et je suis vraiment NRV lorsque Jamel Debbouze explique tranquillement que Jacques Chirac a promis une revalorisation des pensions après avoir vu le film, début septembre, en avant-première.
Bien évidemment la situation de ces anciens combattants était scandaleuse mais - pour paraphraser un prédécesseur de Jacques Chirac - depuis quand la politique de la France se fait-elle dans les salles obscures ? Entre deux petits fours et la montée des marches à Cannes ? Sur un tapis rouge ! Rouge de honte ou de sang ?
La cause est bonne. Le contexte et l'habillage de la décision politique absolument délirants et tout à fait révélateurs de ce qui ne va pas dans ce pays.
Du coup, cela me donne une idée. Jamel, vous qui avez tant de pouvoir, tournez donc vite un film sur les conditions de vie des sans papiers de Cachan - une cause que vous soutenez - et demandez à tous vos nouveaux amis (Ségolène Royal comprise) de prendre la seule décision politique qui s'impose !!!"
via Domaine d'extension de la lutte
Strauss-Kahn dans l'arène
C'est officiel depuis ce matin. DSK le tombeur est candidat à l'investiture socialiste. Fort du désistement de Jospin, dont le désir de revenir n'a pas tenu 3 mois devant le désir d'avenir de Royal, le député fantôme du Val d'Oise se déclare prêt à affronter les militants et assure être "au point de rencontre de l'innovation et de la tradition socialiste", dans un entretien publié aujourd'hui 29 septembre dans le quotidien Ouest France (notons que ce n'est ni le Monde, ni Libé qui ont obtenu ce "scoop").
"J'ai écouté les Français, sillonné le pays depuis plusieurs années. Je crois que la France est confrontée à des défis de grande ampleur", souligne l'ancien ministre de l'Economie et des Finances du retraité de Ré. "La rupture, c'est avec la politique de la droite qu'il faut la faire", ajoute-t-il, avant de déclarer "oui, je dépose ma candidature à l'investiture". Ouh la la, çà devient grave sérieux chez les DSK boys. Ils doivent s'en faire pipi dessus.
"Le moment de la vérité est venu", estime cet enseignant en économie, qui voit quatre conditions pour "combattre efficacement" le favori de la droite, Nicolas Sarkozy:
"Etre rassurant car il inquiète" Perso, je n'en connais pas des masses qui lui confieraient leur soeur.
"Etre rassembleur car il divise" on voit bien comment çà rassemble au PS : 5 motions, 4 candidats, presque autant d'années de déchirement pour squatter l'Elysée en fin de course. Un mémorable "la victoire au congrès du Mans ne se fera pas sans qu'il y ait du sang sur les murs", lors d'un conseil fédéral val d'oisien, montre bien qu'effectivement, DSK rassemble à donf.
"Défendre l'intérêt général contre les clans". C'est bien Dominique, mais défendre ton clan à tout prix, là tu excelles.
"Etre porteur d'un projet ancré dans ce que la France a de meilleur en rejetant la rupture qui n'est qu'une importation du modèle américain." Mais avec quel programme au fait ? celui du PS ? Comme Royal donc, celle dont il n'arrête pas de dire qu'elle n'a justement pas de programme. Hin hin.
Néanmoins, Dominique Strauss-Kahn assure être le mieux placé pour rassembler son camp, et ce "doublement" puisqu'il estime être au point de rencontre de l'innovation et de la tradition socialiste et parce qu'il assume clairement son identité sociale-démocrate, en respectant depuis toujours toutes les autres sensibilités. Pas mégalo avec çà.
Mais où se cachant Bruel et Halliday ?
Les internautes sont-ils les premiers que les artistes doivent accuser pour leurs pertes de revenus? Ratiatum dresse une liste anecdotique mais significative d’au moins 52 grands artistes français qui ne sont pas rémunérés équitablement par l’industrie musicale elle-même.
Chaque année, les sociétés de gestion collective comme la Sacem collectent et répartissent les droits que touchent les artistes au titre de la diffusion de leurs oeuvres sur les ondes radio, sur les chaînes de télévision, dans les discothèques, les restaurants, ou encore au titre de leur enregistrement sur les CD ou au titre de la copie privée. Mais chaque année, une partie des sommes qui devraient aller aux artistes sont classées dans une colonne "irrépartissable", car ces sociétés de gestion disent ne pas trouver l’artiste. Concrètement, elles ne savent pas où envoyer le chèque dû à un artiste qui a pourtant touché des droits - soit parce qu’elles n’ont pas clairement identifié l’artiste à cause d’imprécisions dans les relevés, soit parce que son adresse est inconnue. En France, après un délai de blocage, ces sommes sont affectées pour le financement d’actions culturelles dont le champ est très large et peut aller jusqu’aux actions de propagande antipiratage.
Publié en mars 2006, le troisième rapport (.pdf) de la commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits fait étrangement l’impasse sur le niveau des "irrépartissables" de la Sacem. Les cases sont vides. La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ne communique pas sur ces données, et ne publie pas la liste des artistes non identifiés ou dont l’adresse est invalide.
Aux Etats-Unis, la société de gestion collective SoundExchange s’est spécialisée dans la collecte et la répartition des sommes dues au titre des passages sur les médias numériques, radios satellites ou webradios. Par nature, ces techniques de diffusion numériques offrent une certaine sécurité pour identifier les artistes, dont les noms sont encapsulés dans les métadonnées des fichiers diffusés. Et pourtant, elle vient de publier une liste de 8897 artistes impayés dont les droits sont pour elle "irrépartissables" ! On y trouve des artistes américains réputés comme Public Enemy ou Jeff Buckley, mais aussi de nombreux artistes étrangers.
Jean-Jacques Goldman et Mc Solaar remercient Ratiatum
Ratiatum a identifié dans cette liste 52 artistes français parmi les plus populaires (voir ci-dessous), qui n’ont pas reçu le chèque qui leur était dû. Johnny Hallyday, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, ou Julien Clerc en font par exemple partie, et les sommes ne sont pas nécessairement anecdotiques. Aux Etats-Unis, plus de 6 millions d’Américains sont abonnés à un service de radio satellitaire. Nous invitons ces 52 artistes français à contacter SoundExchange pour obtenir la rémunération qui leur est due, et surtout nous les invitons à se poser des questions sur les vrais problèmes de la filière musicale aujourd’hui.
Si une société qui gère des droits numériques avec un système entièrement informatisé a tant de mal à trouver la trace d’artistes pourtant très réputés, qu’en est-il des sociétés de gestion comme la Sacem, l’Adami, l’Ascap, la BMI... qui, pour l’essentiel, fonctionnnent encore avec des relevés griffonnés sur des bouts de papiers et saisis par des opérateurs ? Comment se fait-il qu’une liste telle que celle présentée par SoundExchange ne soit pas également publiée (et pas uniquement sur Intranet) par la Sacem ?
Surtout, avant d’attaquer les internautes pour qu’ils payent encore et toujours plus pour écouter leur musique, ces artistes ne devraient-ils pas commencer par poser des questions à leur propre industrie et réclamer les sommes qui ont été payées et qui ne leur sont pas versées ? L’exemple de SoundScan n’est qu’un exemple, mais il est révélateur de l’archaïsme de la filière musicale et du manque d’autocritique de la part de ses principaux acteurs : les artistes.
L’industrie informatique et l’industrie du disque répondra que les DRM sont la meilleure solution pour un reporting efficace. Mais c’est d’abord et avant tout une plus grande rigueur de gestion qu’il faut exiger, et qui se fera au bénéfice de tous, et non pas seulement d’industriels avides de contrôle sur le public et les oeuvres.
Voici la liste dégagée par Ratiatum, nécessairement incomplète :
ADAMO
AFFAIRE LOUIS TRIO
ALAIN BARRIERE
ALAIN BASHUNG
ALAIN CHAMFORT
ALAIN MORISOD
ALAIN SOUCHON
ANAIS & DIDIER BARBELIVIEN
AXELLE RED
BALAVOINE
BARBARA DOUST
BERNARD LAVILLIERS
BERTIGNAC
BRUEL
CHARLES TRENET
EDDY MITCHELL
EDITH PIAF
ENRICO MACIAS
ENZO ENZO
FRANCE GALL
FRANCOISE HARDY
FREDERICKS GOLDMAN JONES
GAROU (québecois)
GEORGES BRASSENS
GEORGES MOUSTAKI
I AM
IL ETAIT UNE FOIS
IMAGES
INDOCHINE
ISABELLE BOULAY (québecoise)
JEAN JACQUES GOLDMAN
JEAN FERRAT
JEAN-LOUIS AUBERT
JEAN-LOUIS MURAT
JOHNNY HALLYDAY
JULIEN CLERC
LAAM
LAURENT VOULZY
LOUIS CHEDID
LOUISE ATTAQUE
MC SOLAAR
MANO NEGRA
MICHEL POLNAREFF
NINO FERRER
NOIR DESIR
OPHELIE WINTER
PATRICK JUVET
PHILIPPE LAVIL
POW WOW
RICHARD ANTHONY
RICHARD COCCIANTE
SERGE LAMA
VANESSA PARADIS
WILLIAM SHELLER
ZAZIE
Kamini invente le rap rural
Kamini un rappeur de campagne avec beaucoup de talent!
09 septembre 2006
PS ACADEMY
Alors là, on tombe vraiment très bas. Fidèles à leur course à l'Audimat, 3 des prétendants socialistes à l'investiture présidentielle ont répondu favorablement à la proposition d'Arlette Chabot de s'affronter lors d'un débat télévisé sur la deuxième chaîne. Lang, Fabius et Strauss-Kahn sont prêts à en découdre devant les télespectateurs français, dans un stupide combat de coqs. Consternation.
Alors là, je dis non. Arrêtons le ridicule. Pourquoi pas une battle dance sur MTV pendant qu'on y est.
De une, la liste définitive des candidatures ne sera connue que le 3 octobre au soir, alors pourquoi eux et pas d'autres ? 
De deux, je ne savais pas que France 2 était devenue la chaîne officielle du Parti Socialiste (y-a-t-il confusion entre "service public" et "service AU public" ? Aux dernières nouvelles, la logique voudrait qu'ils débattent devant les militants du PS puisque ce sont ces derniers qui choisiront la personne la plus à même de mener la Gauche à la victoire. Laver leur linge sale familial devant les Français ne fait pas partie du programme.
De trois, si l'un des candidats refuse au nom de l'unité des socialistes que ce soit la télé qui décide de l'avenir du parti, les prétendants au punching-ball télévisuel auront vite fait d'instrumentaliser cette position que je trouve pour ma part tout à fait sensée.
Que les candidats débattent et s'affrontent sur le terrain des idées, c'est plus que normal. Cette démarche est saine et nécessaire. Mais alors qu'ils le fassent en live devant les militants socialistes qui voteront au mois de novembre, au lieu de prendre les Français pour témoins priviliégiés de leur polka des egos. C'est à mon sens une véritable marque de mépris envers les adhérents, anciens et nouveaux (comme si leur avis avait moins d'importance que celui des Français), et une réelle faute politique et stratégique. Ces prétendants craignent peut-être le jugement de la base? Sentent-ils que la bataille est perdue et que le seul moyen d'inverser la tendance serait cette ultime tentative de manipulation médiatique ? Par cette démarche, ne sont-ils pas de fait en train de s'exclure du Parti ?
Bref. Que le PS organise des grands débats dans les fédérations, en... "famille", serait beaucoup plus productif. Manquerait plus qu'on choisisse notre candidat par sms.
08 septembre 2006
Un autre monde est possible
Deux reporters au coeur de la cuisine altermondialiste ! Pierre Cattan, rédacteur en chef du mensuel TOC et François Olislaeger, dessinateur de presse (TOC, Le Monde, Libé, Les Inrocks) et auteur de BD, nous offrent pour cette rentrée littéraire un opus totalement indispensable. Loin de faire du prosélytisme amical (quoique...!), il faut avouer que cette bédé est passionnante. Outre l'excellente idée de croiser le regard sans concession d'un journaliste empathique au passé révolutionnaire désespérément révolu ("Mais moi aussi, à 19 ans, j'écoutais Mano Negra et j'adorais l'Amérique du Sud !") et celui plus poétique d'un artiste épicurien détaché des illusions et des combats de cette autre gauche ("Pedro, ce qui m'intéresse dans CHANGER LE MONDE, c'est la notion POETIQUE. J'en ai marre de pas pouvoir bouffer sans Chavez !"), c'est un petit bijou d'inventivité et d'auto-dérision que nous ont offert Cattan et Olislaeger. Une mise en scène
dynamique et mouvementée, une cohérence graphique à pleurer de rire (Pierre, tu sais maintenant ce que je pense de ton costard à carreaux...), des interviews-piscine, fleuves ou champagne, des portraits incisifs de ceux qui théorisent l'idéologie de "l'alter" au Hilton de Caracas ou la réinventent au coeur des barrios, la réalité politique est ici brossée sur le vif. Avec des répliques déjà cultes, cette bédé nous apprend avec beaucoup d'humour et d'ironie que le mouvement altermondialiste souffre des mêmes maux que la classe politique classique : la réunionite aigüe, des débats à n'en plus finir où le plus intéressant se passe toujours dans les couloirs, la chasse à la communication, les mystificateurs, les combattants de la 1ère heure, et l'espoir, toujours .... L'utopie resistera-t-elle à la lumière ?
"Un autre monde est possible", Cattan-Olislaeger, Hachette Littératures, septembre 2006. 14 €
07 septembre 2006
La politique, c'est arithmétique !
La rentrée socialiste privilégie la pêche aux voix depuis les dernières universités d'été de la Rochelle. Tous les états-majors sont sur le pont afi
n de rameuter le plus de soutiens possibles pour leur écurie. Comme on pouvait s'y attendre, Royal se rapproche de l'état de grâce et fait toujours la course en tête. Plus de 120 soutiens se sont réunis lundi à l'Assemblée Nationale afin de dessiner le "cabinet politique" de la présidente de la région Poitou-Charentes. Très agacée par les nombreuses piques de ses challengers qui insistaient vertement sur son pseudo-isolement au sein du PS, la gazelle leur a donc démontré, preuves à l'appui, qu'ils avaient tort de continuer à la sous-estimer. La liste risque d'ailleurs de s'allonger dans les jours qui arrivent, puisque bon nombre de patrons de fédérations n'ont pu être présents pour ce tour de force. Fabius, fier de ses 22% au congrès du Mans, se refuse à faire les comptes. Jospin, lui, n'a plus de troupes au sein du PS mais espère convaincre Lang et DSK de se retirer à son profit. L'ancien premier ministre devrait commencer à se retrousser les manches puisque les soutiens de Lang sont quasi nuls, celui-ci se demandant d'ailleurs si sa seule chance de l'emporter en serait pas de jouer l'investiture à la courte paille (ou de faire monter les enchères pour le Quai d'Orsay en allant se ballader au Moyen-Orient pour asseoir une position internationale défaillante). Quant à DSK, malgré l'appel lancé le 4 septembre par ses proches (hormis ceux de son propre cabinet Cambadélis, Le Guen et Moscovici), il ne recueille pour l'instant que... 5% des signatures des parlementaires socialistes (12 signatures sur 262 au total, partagés entre 141députés, 90 sénateurs, 31 députés européens). Même si tous les élus ne se sont pas encore prononcés, il est des calculs qui se passent de commentaires.





